Sur notre pedagogie

 Nos cours sont basés sur des concepts de travail de base du mouvement, qui appartiennent à la danse en général et au Tango en particulier et qui vous aideront à en connaître son essence. 

 

Notre méthode.

Dans nos cours, nous travaillons trois formes de méthode bien différenciées qui vont de pair avec les niveaux d’apprentissage de nos élèves : 

 

a)     Méthode sensorielle : (pour ceux qui viennent de commencer) Avec cette méthode très pédagogique, l’élève aura la possibilité d’affirmer sa personnalité et libérer l’expression. L’apprentissage passe par des exercices simples mettant l’accent sur les sensations des danseurs avec chaque partie de leur corps ; cela permettra de connaître la globalité de celui-ci et ainsi intégrer dès le début la plupart de ses mouvements en fonction de la musique.

 

b)    Méthode analytique : (pour un niveau intermédiaire) Aide le danseur à faire une juste représentation de son corps à travers sa tête (esprit). Observer le mouvement pour permettre l’apprentissage de la connaissance de son corps et de son mouvement ; c’est-à-dire chercher le mouvement juste à travers l’observation, de la déduction dans un schéma mental. 

 

c)     Méthode de recherche : (pour les niveaux avancés) En fonction de sa personnalité et sensibilité, chaque danseur recherche sa propre méthode. Il cherche le mouvement pur et le traduit en énergie, respiration, sentiment et émotion. La vérité du mouvement, l’élève, futur danseur, doit connaître et réaliser que la vérité de sa danse ne passe pas par l’accumulation de pas, mais par son authenticité et son naturel.

 

Notre TANGO au naturel.

L’immobilité et la marche sont à la danse ce que le silence est au théâtre. Jouer du minimalisme du passage, c’est jouer de l’essence de la danse. 

Dans le TANGO, l’IMMOBILITÉ (pauses et arrêts) et la MARCHE dans la danse est une expérience fondamentale, le danseur doit chercher les mouvements NATURELS ; il doit tendre en définitive à "imiter la marche d’un homme dans la rue". L’élève, futur danseur, doit connaître et se rendre compte que la vérité de sa danse N’EST PAS dans l’accumulation des pas, sinon par son authenticité et son naturel. Trouver la vérité du mouvement, en conclusion, c’est "donner le mot au corps", comme si le cerveau ne commandait pas plus, comme si la pensée se transformait en superficielle et plus que toute la technique oubliée.

 

Les premiers mouvements.

Nous savons qu’il est très important que l’élève acquière, pour commencer son cours, un échauffement avec les mêmes mouvements, c’est-à-dire avec le même développement de pas, parce que de cette façon, vous obtiendrez la sécurité et l’équilibre et le sens de la liaison entre les mouvements. Les exercices sont généralement simples et harmoniques comme marcher, pousser et écouter... 

 

L’art de la combinaison. 

Pour que le Tango soit un véritable langage, nous instaurons en cours, une langue commune entre le professeur et les élèves.  Une fois que l’enseignant a donné un vocabulaire, les élèves doivent créer leurs propres phrases, c’est-à-dire enchaîner les mouvements. De cette façon, la personne qui s’approche du tango-danse comme expression, découvrira un langage UNIVERSEL, ce qui lui permet la communication avec des personnes très différentes de leur propre culture.

 

L’ÉNERGIE.

De toutes les choses que les danseurs doivent contrôler, la plus difficile est l’énergie. C’est sans aucun doute l’élément le plus fondamental et celui qui a le plus besoin d’efforts pour le comprendre. Parce qu’en fait, pour comprendre la métrique de l’énergie, il n’y a pas d’exercices précis. C’est pourquoi nous : 

 

• professeurs montrons et dansons les mouvements, nous faisons sentir l’énergie qui circule à travers LA RESPIRATION, LA RELAXATION dans le corps et LA RENCONTRE AVEC LE COUPLE. 

• nous, professeurs, guidons les élèves en donnant beaucoup d’explications avec le corps mais aussi des explications détaillées avec le mot. En comprenant toujours que le TANGO possède son ESTHÉTIQUE authentique.

 

Le danseur-élève doit connaître la sensation physique du mouvement dans son corps, puis la transmettre à son partenaire. C’est un apprentissage très long, beaucoup plus long que la technique, mais sans technique, il n’y a aucune chance de trouver et de gérer l’énergie.

 

La pulsation intérieure.

En même temps que l’élève fait un apprentissage de la technique, il doit s’approprier le RYTHME ; bien sûr le rythme de la musique ; mais aussi son propre rythme intérieur. Cette rythmique peut varier en fonction de l’humour, le désir, le jeu avec l’espace, les temps, votre partenaire, etc. C’est de là que naît la LIBERTÉ de l’interprétation et c’est pourquoi chaque danseur est unique et chaque couple ne fait qu’UN. Nous savons que beaucoup de gens ne donnent pas de liberté à leurs mouvements, c’est-à-dire ne savent pas entendre la pulsation intérieure, ils se contentent d’écouter le COMPAS DE LA MUSICA ; ce n’est pas faux mais c’est pauvre.

 

Ce petit emprisonnement fait mourir la danse. C’est une carcasse, vraiment, très difficile à supporter avec le temps pour les danseurs. Cette liberté de l’INTERPRÉTATION de la musique naît avec des exercices précis et très simples (marcher en frappant des mains au rythme de la musique, marcher dans le compas en se regardant dans un miroir, visualiser le mouvement et la musique à l’intérieur de leur corps, suivre cette pulsation intérieure, au-delà de la musique.)

 

L’improvisation 

Improviser un mouvement procure un sentiment de LIBERTÉ totale et inégalée. L’improvisation dans le TANGO, avec L’ABRAZO (l’enlacement) ; ce sont les caractéristiques les plus représentatives de cette danse, qui la placent sur un plan indépendant. Beaucoup craignent cela et préfèrent la sécurité d’un schéma ou d’une phrase chorégraphique prédéfinie ; mais improviser c’est aller à la rencontre de l’inconnu, et que chaque représentation soit réelle et vraiment unique. Il y a bien sûr un fil conducteur (étape de base) qui est constitué par une idée, un déplacement spécial dans l’espace. Mais cet exercice est possible seulement quand il y a une RENCONTRE très dense entre les danseurs entre eux et avec la musique et dans le cas des professionnels, le public, joue aussi un rôle prépondérant.

 

EL ABRAZO (l’enlacement).

On ne peut pas danser ensemble si on n’apprend pas à écouter l’autre. Ici naît à nouveau la question de l’énergie, trouver une bonne énergie c’est donner à l’autre un bon abrazo (sans confondre énergie avec force), lui donner une confiance, une même façon de regarder dans la même direction. Les deux protagonistes sont obligés d’être attentifs l’un à l’autre, d’apprendre à avoir confiance. Dans le TANGO, comme dans d’autres danses, le couple doit chercher la compréhension la plus harmonieuse possible, une compréhension intuitive, grâce à cela fleurissent les deux énergies qui fusionnent pour sortir un seul mouvement.

La musique, inspiratrice.

Quand l’élève a acquis un répertoire de mouvements qui lui permette la fluidité au sein de l’improvisation (niveau avancé), nous commencerons donc à différencier les différents styles d’orchestres pour ainsi appliquer les mouvements justes dans chacun d’eux. De cette manière, l’élève arrivera à danser dans un sens stricte selon l’esthétique des arrangements musicaux, arrangements donnés à moment historique du tango.